16 juillet 2009
extérieur jour
la chaleur de l'atelier et le manque de lumière naturelle sont trop étouffants et annihilent toute envie de travailler, c'est donc avec détermination que j'ai improvisé sur le balcon un micro-espace dédié à la gravure et à l'impression. la petite table en tôle un peu bancale accueille le matériel réduit à son strict nécessaire : linos et gouges dans un 1er temps puis plaque de verre, rouleaux et encre (toute dilatée, elle fait "sploutch" quand on étale et se dépose avec aisance sur le lino). après, il n'y a plus qu'à faire sécher sur la corde à linge et ça va vite, croyez-moi !
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cette nouvelle série est un jeu en préparation pour une expo prévue en fin d'année avec le collectif retrovero sur le thème des fruits et légumes
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10 juillet 2009
finitions
les fragments sont à présent assemblés sans possibilité de fuite, chaque élément est relié à ses voisins pour le pire et le meilleur
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l'écrit fait son apparition avec un jeu de tampons pour enfants
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le pinceau s'y met aussi
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et voilà le travail!
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sandra baud / je suis trop idéaliste / 2009
Copyleft:
http://www.artlibre.org
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28 juin 2009
patchwork
après bien des interrogations et des essais je reprends les assemblages de linogravures. dans un premier temps je farfouille dans les multiples tirages qui jonchent le sol (au départ bien classés, ils ont depuis longtemps pris leur liberté et se déploient en strates de tapis colorés)
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je pars généralement d'une image, choisie selon des critères mystérieux et intimes. le papier imprimé de fleurs de cerisier active ma mémoire
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petit à petit l'assemblage se construit de fragments divers. comme pour les patchworks traditionnels faits de chutes de tissu il ne faut rien jeter, alors je conserve des kilos de bouts de papiers. même le plus petit rebut finit par trouver sa place rendant ma satisfaction d'autant plus grande
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après bien des ajustements, positionnements, changements, re-positionnements, je finis par avoir une espèce de composition très volatile mais néanmoins assez solide pour me servir de base
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l'étape couture peut à présent démarrer... dentelle et papier s'acoquinent
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les fragments sont assemblés, donnant corps à l'ensemble. petit bout par petit bout ça se construit avec le fil comme maître d'ouvrage porteur de cohérence
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02 juin 2009
nouvelles impressions...
...pour un futur domino, sur le thème des fruits

pour ce nouveau domino qui sera réalisé, comme les précédents, avec mon amie cleide, nous devons créer chacune 28 images de 10 x 10 cm. ces 28 images sont divisées en 7 sujets (soit l'équivalent des numéros 0 à 6 du domino classique), chaque sujet se déclinant en 4 versions différentes. une fois cette étape terminée nous nous amuserons à assembler les sujets en suivant une grille précise pour reconstituer l'ensemble des pièces nécessaires au jeu.
06 mai 2009
mesdemoiselles les gouges
envie de vous présenter mes copines !
n° 7 qui fait du bon boulot
avec sa forme en U elle creuse les lanières de lino au kilomètre, permettant de dégager de larges surfaces sans peine. sa particularité, elle laisse peu de traces et donc de prise à l'encre lors de l'impression
toujours dans la famille en U, j'en ai aussi des plus fines comme celle-ci ou n° 9 et n° 11
idéales pour creuser de fins sillons et pour jouer avec la matière car lors de l'impression elles laisseront plus facilement apparaître l'empreinte du geste
par contre voici les lames que je n'utilise pas : le ciseau à contour et un genre pied de biche (forme en V). pourquoi ? je suppose que c'est parce que je suis fidèle à une certaine forme d'imprécision et que ce que j'apprécie avec la linogravure c'est d'exprimer l'essence d'un ressenti ou d'un objet sans devoir pour autant aller dans le détail
dernièrement j'ai reçu en présent anonyme cette boîte (qui viendra probablement enrichir ma collection), elle trônait sur un meuble à mon boulot, il était évident qu'elle m'était destinée. pas le meilleur question qualité mais quand même, je l'ai adoptée
12 octobre 2008
il est temps...
... de reprendre les gouges
j'essaye de graver les besoins d'objets au fur et à mesure mais je n'avance pas assez vite à mon goût
surtout lorsqu'il y a tant de petits détails semblables à des mailles de tricot. là je dois me concentrer sur ces minuscules carrés, contrôler la gouge et éviter qu'elle ne dérape
aussi je préfère largement quand ses mouvements sont plus amples, qu'elle glisse
et que les lambeaux de lino se détachent comme de grandes écailles
avec l'image de l'échelle je peux m'en donner à coeur joie, il n'y a pour ainsi dire pas de détails et de grandes plages à éplucher, promesse de moments méditatifs et relaxants.
côté tricot, le gilet est presque fini : plus que 18 insupportables boutons à coudre et ensuite espérer que le résultat sera à la hauteur de l'effort !
07 septembre 2008
naissance d'un nuage
je ne saute pas du coq (dans la boîte) à l'âne, même si l'ensemble peut paraître un peu brouillon: j'ai entrepris depuis quelques semaines un travail sur les boîtes et plus particulièrement sur ce qu'elles renferment. j'avance en parallèle sur les pistes dessin, mises en scène de vraies boîtes et linogravures.
du côté linogravure, les boîtes dévoilent entre autres des nuages...
d'abord il y a les croquis (ici un morceau de ciel de mes vacances en auvergne) qui m'aident à définir une forme ou une composition
puis vient le dessin sur la plaque de linoléum, le plus souvent à main levée. ici le crayon blanc m'aide à visualiser les effets de lumière à donner au nuage. la gravure sur lino comme sur bois est une gravure en taille d'épargne, c'est-à-dire qu'on épargne toutes les parties que l'on veut imprimer (le dessin) et donc que l'on creuse à l'aide d'une gouge ce qui devra rester vierge.
pour changer, je décide d'utiliser de l'encre blanche
après le passage du rouleau encreur, c'est l'émotion et la découverte. l'image n'est pas encore imprimée mais elle dévoile déjà son trait et sa structure : une des caractéristiques de la gravure sur lino c'est de laisser une trace visible du travail de la gouge, les espaces vierges que j'évoquais précédemment sont en fait peuplés des rides creusées par l'outil et c'est cette identité si particulière que j'aime tant utiliser.
vient enfin l'impression : l'image imprimée est inversée par rapport à la matrice. j'utilise ici du papier de récupération, des fragments d'affiches dont couleurs et éventuellement lettrages enrichissent la composition.
tous mes derniers tirages linos sont découpés puis plastifiés et cousus, j'ai déjà écrit un mot sur le sujet dans un précédent post mais je montrerai la suite des détails de fabrication la prochaine fois.
le nuage vous salue et vous dit à la semaine prochaine pour la mise en boîte.
















































