samedi matin on me téléphone pour m'annoncer que mon atelier est inondé. j'enfile un truc à la va-vite et je me précipite pour découvrir qu'il pleut chez moi à grosses gouttes : la veille un ouvrier a percé le sol (et en même temps un tuyau) du salon de coiffure du dessus - en pleine transformation - pour y fixer un bac à shampoing.
ma presse toute neuve a déjà rouillé sous l'effet de l'eau, le cylindre et le volant sont piqués, le bois de la table est imbibé tout comme les rames de papier et tout ce qui se trouvait au sol : cartons, papiers, montants de chassis... au mur quelques chambres ont bu la tasse, leurs cadres ont gondolé, idem pour les plaques de lino.
j'appelle mari et enfants à la rescousse et avec les voisins on sort les éléments les uns après les autres, d'un côté ce qui a été épargné ou peut être sauvé, de l'autre ce qui est foutu. La chance est quand même avec moi car peu de mes travaux ont été touchés, les boîtes que j'avais disposées OUVERTES sur la crédence sont indemnes, les travaux des amis accrochés dans les toilettes (mon cabinet d'amateur à moi) aussi. même les chambres accrochées devraient se relever du désastre - le papier affiche sur lequel j'imprime beaucoup de mes linogravures est fait pour être mouillé et a donc magnifiquement bien réagi - pour le moment je les fais sécher à plat avant de les enfermer dans des livres afin qu'elles retrouvent leur état initial.

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l'ébauche de la première version de jacqueline a coulé, tel le titanic. en voici des images d'archives, ce qui a été sera à refaire.


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une aventure qui pourrait illustrer la métamorphose du mois de janvier mais je n'ai pas dit mon dernier mot !